
C'est l'été aujourd'hui!
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C'est l'été aujourd'hui!

KURIHARA, Japon (Reuters) - Un tremblement de terre de magnitude 7,2 sur l'échelle de Richter a frappé le nord du Japon, faisant au moins cinq morts, 202 blessés et une dizaine de disparus, et
provoquant d'énormes glissements de terrain qui ont bloqué des routes et isolé certaines localités, rapporte la chaîne de télévision publique NHK.L'épicentre
du séisme, qui s'est produit à 08h43 (vendredi 23h43 GMT), était situé à dix kilomètres de profondeur, dans la préfecture d'Iwate, zone montagneuse peu peuplée à 300 kilomètres au nord de Tokyo,
où la secousse a aussi été ressentie et où des immeubles ont vibré.Plus de 160 répliques ont été enregistrées dans la région d'Iwate et les autorités
s'attendent encore à de fortes secousses. "Les répliques se poursuivent(...)Aussi importe-t-il d'observer une grande prudence" , a déclaré Shinya
Izumi, ministre chargé des Situations d'urgence, lors d'une conférence de presse.L'énergie libérée par le séisme initial a été toutefois bien moins importante
que celle du séisme de magnitude 7,9 qui a semé la dévastation le 12 mai dans le Sichuan, en Chine, faisant près de 87.000 morts et disparus.Cinq personnes prisonnières des décombres
d'une auberge touchée par un glissement de terrain, dans une station thermale, ont pu être secourues, mais sept autres étaient toujours portées disparues et les secouristes s'efforçaient de se
frayer un chemin parmi les gravats pour les atteindre, selon la police.Plus de 600 personnes étaient isolées, dans des régions reculées, en raison des glissements de terrain qui barrent des
routes, et des hélicoptères ont été envoyés sur place. La télévision a montré d'énormes lézardes zébrant certaines routes, et d'autres ensevelies sous des roches. Des pans de montagnes ont
parfois été emportés, des arbres gisent au fond de précipices.A Kurihara, ville de 80.000 habitants, certains, privés d'eau courante et d'électricité, étaient contraints de cuisiner dehors, sur
des feux de bois. Si des centaines d'habitations étaient privées d'eau, le courant a été rétabli dans de nombreux cas dans les heures qui ont suivi la secousse.
LES SÉISMES MONNAIE COURANTE
Deux mille voyageurs se sont retrouvés bloqués par l'arrêt en pleine voie de Shinkansen (trains à grande vitesse) circulant dans la région, a précisé un porte-parole de la compagnie ferroviaire JR East.Le trafic a repris sur certaines lignes, mais un millier de voyageurs étaient toujours en attente à bord d'un train immobilisé, précise JR East.Une vingtaine de personnes circulant à bord d'un bus ont été secourues par hélicoptère, leur véhicule ayant été emporté sur une cinquantaine de mètres par un glissement de terrain. Certaines d'entre elles ont été blessées, dont plusieurs grièvement.Une petite fuite d'eau légèrement radioactive s'est produite dans une centrale mais ne s'est pas étendue à l'extérieur de l'installation.Les activités des centrales nucléaires n'ont pas été affectées.Un porte-parole de la compagnie Tokyo Electric Power a indiqué que deux centrales nucléaire du groupe situées dans la préfecture de Fukushima, juste au sud de la préfecture de Miyagi, fonctionnaient normalement.Selon un responsable de la compagnie Tohoku Electric Power, les centrales nucléaires du groupe, à Onagawa et Higashidori, fonctionnaient normalement elles aussi.Il n'y a pas eu d'alerte au tsunami après le séisme.Les tremblements de terre sont courants au Japon, l'une des zones sismiques les plus actives de la planète. On y dénombre 20% des séismes de magnitude 6 et plus signalés dans le monde.En octobre 2004, un séisme d'une magnitude de 6,8 avait touché la région de Niigata, dans le nord du pays, faisant 65 morts et plus de 3.000 blessés. C'était le tremblement le plus meurtrier depuis celui de magnitude 7,3 qui avait fait plus de 6.400 morts dans la région de Kobé en 1995.

LA HAYE (AFP) - La Chine a généré en 2007 les deux tiers de la hausse de la pollution au dioxyde de carbone (CO2), et pollue largement plus que les Etats-Unis,
notamment à cause du ciment, selon une étude publiée vendredi par l'Agence néerlandaise d'évaluation environnementale (PBL).Avec des émanations de CO2 en hausse de 8%, la Chine était responsable
en 2007 des deux tiers de l'augmentation de cette pollution, qui a crû au total de 3,1%, selon cette étude publiée au dernier jour de la conférence des Nations unies sur le changement
climatique à Bonn (Allemagne)."On estime aujourd'hui que les émissions de CO2 chinoises sont 14% supérieures à celles des
Etats-Unis" , a-t-on indiqué de même source.Avec 24% des émissions mondiales de CO2, la Chine arrive en tête des pays les plus pollueurs, suivie par les Etats-Unis (21%), l'UE à 15 (12%), l'Inde (8%), et la Russie (6%), selon cette étude basée sur les statistiques du groupe pétrolier BP et l'industrie du ciment.La
fabrication du ciment, première source de pollution au CO2 après la combustion des hydrocarbures (5% des émissions totales), a augmenté de 10% en 2007 en Chine, pour représenter 51% de la
production mondiale, selon la PBL.Et le récent tremblement de terre au Sichuan permet de penser que la demande va encore augmenter, note l'agence.Etudiant enfin la relation entre le prix de
l'énergie fossile, combiné à la météo, et la pollution au CO2, l'agence note que l'hiver relativement doux et l'inflation du prix du pétrole a permis à la pollution au CO2 de l'Europe des 15
premiers pays à avoir adhéré à l'UE (aujourd'hui élargie à 27 Etats membres) de rester stable.En revanche, celle des Etats-Unis a augmenté de 1,8% entre 2006 et 2007, en raison d'un hiver
relativement froid et d'un été plutôt chaud.

PARIS (Reuters) - Les Verts, Greenpeace et le réseau "Sortir du nucléaire" dénoncent l'idée de construire un nouveau réacteur nucléaire de troisième
génération EPR, avancée par François Fillon en réponse à la crise du pétrole."Le nucléaire n'a jamais fait rouler nos voitures" , déclare la
secrétaire nationale du parti écologiste, Cécile Duflot, dans un communiqué."En avançant ce type d'argument, le gouvernement Fillon se fait uniquement le
porte-parole du lobby pro-nucléaire, quitte à sacrifier les solutions existantes, en particulier la sobriété et l'efficacité énergétiques et la recherche sur les énergies
renouvelables" , déplore-t-elle.La France construit son premier réacteur EPR à Flamanville, dans la Manche. Le chantier a connu de nombreux retards."Toutes les occasions sont bonnes pour nous vendre du nucléaire et faire la promotion du réacteur nucléaire EPR peut-être pour faire oublier les nombreux problèmes des deux
opérations en cours de construction, en Finlande et en France" , raille Cécile Duflot."Pétrole et atome ne sont pas
interchangeables" , renchérit Greenpeace dans un communiqué.Le Premier ministre "et tous ceux qui présentent le nucléaire en réponse à la crise du
pétrole ne savent pas que le nucléaire ne produit que de l'électricité. Ou alors, ils se foutent du monde et prennent les Français pour des idiots au lieu de répondre à leurs inquiétudes
concernant la flambée du prix du pétrole et leur pouvoir d'achat" , déclare Frédéric Marillier, de Greenpeace France.Au-delà des "tares bien connues
de l'atome" que "Sortir du nucléaire" dénonce régulièrement, le porte-parole du réseau, Stéphane Lhomme, insiste de son côté sur la
"faillite économique de l'option nucléaire". Le gouvernement "fait fausse route" , estime-il, accusant
François Fillon de "cécité"."Le nucléaire n'est pas gratuit, bien au contraire. L'investissement de départ est pharaonique - la France est d'ailleurs très loin
d'avoir fini de payer les réacteurs actuellement en service - et la facture 'aval' (démantèlement des installations, déchets radioactifs) s'annonce elle aussi incommensurable. Nos enfants
apprécieront" , écrit-il dans un communiqué.Jeudi soir sur France 2, le Premier ministre a déclaré vouloir que "l'énergie nucléaire soit une des
réponses principales à la crise du pétrole que l'on connaît".

SAN FRANCISCO (AFP) - Dans une nouvelle indication de la gravité de la sécheresse en Californie (ouest), le gouverneur Arnold Schwarzenegger a proclamé jeudi l'état d'urgence dans la fertile
vallée centrale de son Etat, première région agricole des Etats-Unis.Cette proclamation permet au gouverneur de réquisitionner des ressources en eau pour les acheminer vers neuf comtés de la
vallée, de Sacramento (130 km au nord-est de San Francisco) à Bakersfield (170 km au nord de Los Angeles)."L'agriculture de la vallée centrale représente un
chiffre d'affaires de 20 milliards de dollars par an. Si nous ne leur fournissons pas d'eau immédiatement, les résultats seront dévastateurs" , a prévenu M. Schwarzenegger, en
référence aux agriculteurs."Les prix de l'alimentation, qui mettent déjà à l'épreuve les finances de nombreuses familles, continueraient à monter, et des
employés perdraient leur travail, les conséquences se feraient sentir sur le mode de vie de tout le monde, d'une façon ou d'une autre" , a ajouté le gouverneur.La fertile vallée
centrale de Californie est considérée comme le grenier de l'Etat, mais aussi des Etats-Unis: c'est de là que proviennent la majorité des salades, des fraises et des raisins consommés dans le
pays, ainsi que 25% des agrumes.L'annonce de jeudi intervient huit jours après la proclamation d'un état de sécheresse dans l'ensemble de la Californie, l'Etat américain le plus peuplé avec plus
de 37 millions d'habitants. Cette mesure permettait déjà à l'administration de coordonner les actions pour économiser l'eau.Mais avec l'état d'urgence, le département des ressources en eau se
voit autorisé à prélever au profit des agriculteurs de l'eau de nappes phréatiques normalement destinée aux robinets des consommateurs.Los Angeles et son agglomération, 16 millions d'habitants au
total, obtiennent leur eau de la Sierra Nevada, véritable château d'eau de la région, via des aqueducs de plusieurs centaines de kilomètres de long.Qualifiant la situation actuelle de
"critique" , M. Schwarzenegger a récemment souligné que la Californie avait vécu en 2008 sa deuxième année de sécheresse consécutive.Début mai, des
mesures avaient montré que la couverture neigeuse sur la Sierra n'atteignait que 67% de l'épaisseur normale pour cette époque de l'année. L'administration de M. Schwarzenegger avait déjà mis en
garde contre de possibles rationnements d'eau dans certaines régions.En 2007, Los Angeles avait connu sa saison des pluies théorique (1er janvier-30 juin) la plus sèche depuis au moins 130 ans,
avec à peine un cinquième des précipitations normales.Le conseil municipal de la ville doit adopter dans les prochains jours un arrêté interdisant d'arroser les pelouses aux heures les plus
chaudes, assorti d'amendes de plusieurs centaines de dollars pour les contrevenants.Fin octobre, les incendies dans la région de Los Angeles et San Diego, à la frontière mexicaine, ont fait huit
morts, ravagé plus de 2.100 km2 et forcé 640.000 personnes à fuir leurs habitations, dont 2.000 ont été réduites en cendres. Les dégâts ont été chiffrés à plus d'un milliard de dollars rien
qu'autour de San Diego.Jeudi, M. Schwarzenegger avait déjà proclamé l'état d'urgence pour faire face à plusieurs incendies sévissant dans le nord de son Etat, à 300 km de San Francisco et au sud
de cette ville. Plusieurs dizaines de bâtiments, dont 21 maisons, ont été détruites et 100 km2 parcourus par les flammes.